Le moustique tigre n’est apparu que récemment dans le paysage corrézien, mais son expansion est rapide. Selon l’ARS Nouvelle-Aquitaine et l’EID Atlantique, il est désormais implanté durablement dans plusieurs communes du département, dont Tulle, Brive-la-Gaillarde, Ussel, et leur périphérie. Sa capacité d’adaptation aux climats tempérés, son mode de transport (souvent passif, via les véhicules), et la présence de gîtes larvaires de plus en plus variés expliquent ce phénomène (source : ARS Nouvelle-Aquitaine, bilan de surveillance 2023).
Ce qui distingue le moustique tigre de ses « cousins » autochtones, c’est :
- Sa capacité à piquer en journée, à faible hauteur, près des habitations et des espaces publics.
- Son cycle de vie court (de 10 jours à 2 semaines en été), qui favorise les proliférations en cas d’eau stagnante.
- Son rôle potentiel dans la transmission de maladies comme la dengue, le chikungunya et Zika, si un cas importé survient.
En Corrèze, comme ailleurs en Nouvelle-Aquitaine, la stratégie vise donc d’abord à freiner son installation massive et à prévenir les risques sanitaires.