La Haute-Vienne ne manque pas d’opérateurs actifs. Décryptage des dispositifs qui montrent qu’il est possible d’agir concrètement.
L’exemple des ateliers de prévention à l’école et au collège
Le réseau « IREPS Nouvelle-Aquitaine » et l’Association Départementale pour l’Éducation à la Santé (ADES) accompagnent chaque année plus de 70 établissements du département dans la mise en place d’ateliers ciblés : santé globale, gestion du stress, clarification des représentations sur les produits. Les ateliers utilisent le jeu de rôle, le débat mouvant, et l’analyse collective de cas concrets. Cette approche favorise l’expression, la réflexion critique et l’appropriation de repères.
- En 2022-2023, selon l’ADES 87, plus de 1 100 collégiens et lycéens ont participé aux séances animées par des professionnels formés à la prévention des conduites à risque.
- Les retours montrent une meilleure capacité à dire « non » et une révision à la baisse de la consommation régulière, en particulier de tabac.
Du côté des parents : informer et ouvrir le dialogue
Le soutien aux parents, souvent démunis face à l’apparition des premières prises ou à la banalisation du cannabis, est régulièrement renforcé. Citons les « Cafés des parents » organisés dans les Maisons des Adolescents (MDA 87), en partenariat avec l’UDAF et la CAF : ces temps d’échanges permettent de parler sans tabou, d’accéder à des ressources locales, d’être orienté si besoin.
La charte « Parents, parlons-en ! » médiatisée par l’IREPS, met à disposition des outils pratiques pour ouvrir le dialogue, reformuler sans juger, affirmer des repères clairs tout en maintenant la relation de confiance. Certains ateliers invitent même les ados à co-animer avec des adultes, une piste qui favorise la prise de parole partagée.
Inclure les jeunes dans la prévention
L’un des facteurs de réussite tient à l’implication directe des jeunes : sensibilisation par les pairs (formation d’« élèves ambassadeurs » au lycée Limosin de Limoges, projet en collaboration avec l’ARS Nouvelle-Aquitaine), création de supports vidéo (TikTok, Insta) diffusés dans les clubs sportifs et les MJC. L’idée n’est plus seulement d’« informer », mais de porter ensemble le message.