Le Limousin, et la Haute-Vienne en particulier, sont appréciés pour leur qualité de vie : paysages naturels, rythme apaisant, et ancrage associatif fort. Pourtant, derrière cette image, l’isolement social touche de nombreux habitants. Que ce soit en milieu rural ou urbain, l’isolement n’épargne personne : il concerne aussi bien les personnes âgées que de jeunes adultes, des familles, ou encore des personnes en situation de handicap.
Selon l’INSEE, près de 25% des ménages en Haute-Vienne sont composés d’une seule personne (Dossier INSEE “La Haute-Vienne en chiffres”, 2023). Cela représente plus de 73 000 individus, avec une concentration accrue dans le centre de Limoges et dans les zones les plus rurales. L’isolement social est identifié par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) comme un facteur de risque majeur pour la santé mentale, comparable au tabagisme ou à l’inactivité physique (OMS, “Social determinants of mental health”, 2014).
La pandémie de COVID-19 a renforcé la prise de conscience autour de ce phénomène, mais il s’agit là d’une problématique ancrée et multifactorielle, qui demande une réponse collective, adaptée au territoire et à ses spécificités.
